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Pour cette exposition personnelle, Antoine Schmitt présente « War », une nouvelle série de tableaux génératifs explorant les structures et tactiques de combat. Des armées de pixels autonomes s'affrontent en temps réel selon des dynamiques militaires inspirées des guerres anciennes et contemporaines.

Avec « Haute tension », Antoine Schmitt franchit un nouveau palier dans l'exploration des systèmes autonomes et des comportements collectifs. La série « War » propose une relecture algorithmique de la guerre — non pas comme représentation iconographique de la violence, mais comme modélisation abstraite des dynamiques du conflit, de l'organisation et de la destruction.
Chaque tableau génératif met en scène deux groupes de pixels guerriers aux couleurs vives, agissant de façon autonome selon des règles inspirées des tactiques militaires — formations, avancées, retraites, encerclements, débordements. La beauté troublante de ces compositions réside dans leur paradoxe fondamental : l'élégance formelle et la palette chromatique soignée contrastent avec la violence des affrontements qu'elles représentent. L'œuvre fonctionne en temps réel, sans répétition possible. Chaque bataille est unique, chaque dynamique génère des configurations inédites. Le spectateur assiste à un spectacle sans fin, où deux forces antagonistes s'épuisent mutuellement dans un perpétuel renouvellement. Antoine Schmitt révèle ainsi quelque chose d'essentiel sur la condition humaine : notre propension à transformer le chaos du conflit en systèmes réglés, presque esthétiques dans leur terrible régularité.
A l'occasion de cette exposition personnelle à la Galerie Charlot, Antoine Schmitt présente sa nouvelle série «War», composée de différents tableaux génératifs qui explorent les structures, les mouvements et les tactiques de combat des guerres anciennes et contemporaines. Au travers d'une esthétique élégante, minimale et abstraite, Antoine Schmitt met en scène deux groupes de pixels guerriers aux couleurs vives, agissants en temps réel et de façon autonome. Chaque tableau explore leur relation antagoniste, source d'une tension violente en renouvellement perpétuel. Face à ces carnages sans fin, nous pourrions être amenés au questionnement de la distinction essentielle entre la guerre et le conflit. Antoine Schmitt fait apparaître un mécanisme intrinsèque à la nature humaine, qui peut être à la fois vital et destructeur. Les oeuvres d'Antoine Schmitt ont auparavant exploré la fragilité de l'équilibre entre des éléments en tension pacifique. Le mouvement fluide de « Swarm », la trajectoire imprévisible du « Pixel blanc » ou le déplacement méthodique de « Ranger - Déranger », mettent en avant la dynamique des forces contraires. Héritier de l'art cinétique et de l'art cybernétique, Antoine Schmitt interroge inlassablement les interactions dynamiques entre nature humaine et nature de la réalité.
La guerre est la situation délicate par excellence dans laquelle baigne l'humain depuis la nuit des temps. L'humain est la seule espèce animale (avec les fourmis) à faire la guerre. C'est dans ses gènes. Nos ancêtres sont des guerriers, nous sommes leurs descendants. Nous sommes les produits de massacres immémoriaux. Les formes de guerres contemporaines ne sont pas moins sanglantes et pas moins dures que les guerres ancestrales, elles prennent juste des formes plus variées.
La série War met en place des tableaux génératifs infinis de situations de guerre. Ce sont de vraies guerres entre des armées inépuisables de pixels programmés pour se battre et se tuer les uns les autres. Ce sont des carnages (de pixels), de fresques guerrières abstraites, de grande violence, au pouvoir cathartique.




