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Diplomée de La Cambre et triplement primée, Annabelle Guetatra déploie un univers graphique d'une précision poétique rare. Ses dessins mettent en scène des corps en mouvement, porteurs de récits mystérieux qui invitent le spectateur à entrer dans une danse dont elle seule dicte les règles.

Triple lauréate — Prix de la Vocation, Prix Rousseau à Ixelles et Prix de la Communauté française dans la catégorie peinture et dessin — Annabelle Guetatra s'impose dès ses 25 ans comme une voix singulière de la jeune création européenne. Diplomée de l'Institut Supérieur des Arts et des Arts Décoratifs (La Cambre) à Bruxelles, elle développe un langage graphique immédiatement reconnaissable, nourri par une technique irréprochable et une sensibilité narrative hors du commun.
Son trait, à la fois rigoureux et sensible, fait surgir des personnages habités par une énergie intérieure intense. Ces figures semblent sur le point de s'animer, capturées dans un instant suspendu entre l'immobilité et le mouvement. Le fantastique sens du rythme qu'elle insuffle à ses compositions — corps tendus, postures équivoques, regards insondables — crée une tension narrative qui tient le spectateur en haleine. Son œuvre oscille entre le conte et la chronique, entre le réalisme minutieux et l'onirisme le plus assumé. Chaque dessin est une invitation à déchiffrer un récit plus vaste, dont la clé appartient à l'artiste seule. La Galerie Charlot lui ouvre ses portes dans le cadre de sa programmation « Jeunes Talents », soulignant ainsi son engagement en faveur de la relève artistique européenne.
"Elle a des doigts de fée Annabelle Guetatra. De quelques coups de crayon, de quelques touches de couleur, la jeune femme de 25 ans diplômée de la Cambre qui a reçu trois prix d'affilée - prix de la Vocation, prix Rousseau à Ixelles et Prix de la Communauté française catégorie peinture et dessin - crée un monde en soi. Ses dessins mystérieux mettent en scène des corps avec un fantastique sens du mouvement nous invitant à entrer dans la danse dont elle seule connaît les pas. Au premier regard, les personnages s'animent, l'histoire toujours saisissante surprend et nous plonge dans un conte à l'issue imprévisible. Annabelle excelle dans l'art de l'esquisse. Ses traits qu'on imagine glisser sur le papier bruissant sont teintés d'une spontanéité tout en sobriété que contredit l'aboutissement de l'œuvre. Si la technique du dessin est incroyablement maîtrisée révélant une utilisation de l'espace où le vide a autant de sens que le plein, il persiste une impression glissante, de l'ordre de la pulsion. Dans les petits formats, l'histoire se concentre, se densifie, dans les grands, les jeux de transparence intensifient la sensation hypnotique d'irréalité et de flou."...










