.webp)
.webp)

Greta Pasquini travaille la mémoire et le temps à travers le dessin et la transformation d'objets ordinaires. Tickets de caisse, tubes en carton, emballages collectés avec une attention fétichiste deviennent les matières d'un univers poétique où l'intime rejoint l'universel.

L'œuvre de Greta Pasquini prend racine dans le quotidien le plus concret — ces objets que l'on conserve sans vraiment savoir pourquoi, ces déchets beaux et sales à la fois qui accumulent nos gestes et nos jours. Tickets de caisse, tubes en carton, emballages divers : autant de traces laissées par la vie ordinaire, preuve matérielle d'une existence en cours.
Son rapport à la matière est à la fois rigoureux et sensible. Elle ne se contente pas de collectionner ces objets : elle les transforme, les réinterprète, les intègre dans des compositions qui leur confèrent une nouvelle dignité. Le geste artistique opère ici comme une forme de sublimation du banal, révélant dans chaque chose humble une charge mémorielle et symbolique insoupçonnée. Les thèmes qui traversent son œuvre — l'enfance, la mort, la perte, la découverte, la transformation, la transmission — sont ceux des grandes étapes de l'existence humaine. Mais Greta Pasquini les aborde toujours par le biais du particulier, cherchant à travers ses expériences personnelles une caisse de résonance commune avec le spectateur. Dans « Des arbres et des histoires », ses œuvres dialoguent avec celles de Laurent Bétremieux, créant un espace de réflexion poétique sur la mémoire, la nature et le passage du temps.
Au départ il y a une envie de travailler le quotidien, de chercher à travers des expériences personnelles une caisse de résonnance commune avec autrui. L'enfance, la mort, la perte, la découverte, l'impondérable, la transformation, la transmission ... Greta Pasquini travaille avec la matière de la mémoire, du temps : la trace… Elle s'exprime à travers le dessin et la transformation d'objets ordinaires, accumulés par une sorte de réflexe fétichiste, d'attrait pour certains déchets sales et beaux à la fois : des tickets de caisse, des tubes en carton, des emballages... Son oeuvre prend forme se développe dans le terreau de ses souvenirs et puise sa force dans la tension entre présence physique, l'écho des faits qui l'ont inspirée et l'experience du spectateur.
Greta Pasquini est née à Florence en 1970. Son père dessine et construit des prototypes de voitures électriques, son grand père fait de la recherche acoustique. Influencée depuis son enfance par cette atmosphère de création technique, elle commence sa formation à l'école d'ingénierie de Bologne. Après son diplôme elle travaille avec Giancarlo De Carlo, architecte et intellectuel, à Milan. En 2000 elle s'installe à Paris, où elle obtient le diplôme de l'Ecole d'Architecture de Paris La Villette, travaille avec Renzo Piano et rentre en contact avec l'univers artistique de Paris. En 2009, elle achève sa première réalisation personnelle d'architecture. Il s'agit d'un ensemble de résidences sur les collines de Bologne bâti à la place de la maison et du jardin de ses grands-parents. C'est après cette expérience que Greta Pasquini décide de quitter le métier d'architecte et se tourne vers les Arts Plastiques. Elle commence ainsi à développer un travail artistique inspiré par l'histoire de ce jardin disparu.










