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Fruit d'une collaboration unique entre Eduardo Kac et l'astronaute Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale, Télescope intérieur est une œuvre poétique née dans l'espace et présentée pour la première fois à Paris.
Comment faire de l'art dans l'espace ? Et pourquoi ? Eduardo Kac, figure majeure du bio-art et de l'art transgenique, a posé cette question à l'astronaute français Thomas Pesquet lors de la mission Proxima de l'ESA en 2016. La réponse qu'ils ont élaborée ensemble est d'une simplicité désarmante : fabriquer, à partir de matériaux déjà disponibles à bord de la station, un instrument d'observation et de réflexion — un télescope intérieur, tourné non pas vers les étoiles mais vers le dedans de soi.
L'œuvre qui en résulte interroge les conditions fondamentales de la création artistique : que reste-t-il de l'art quand les contraintes matérielles sont absolues ? Que signifie regarder la Terre depuis l'orbite ? Comment le corps d'un artiste — ou d'un homme — se transforme-t-il en apesanteur ? L'exposition Télescope intérieur à la Galerie Charlot rassemble l'œuvre spatiale et les pièces qui lui répondent, formant un dialogue entre l'infiniment grand et l'infiniment intime. Kac y déploie son questionnement récurrent sur les frontières du vivant, du cosmos et de l'humain dans un cadre qui touche à l'expérience cosmique sans jamais perdre de vue l'essentiel : ce qui se passe à l'intérieur.
La Galerie Charlot présente la deuxième exposition personnelle de l'artiste Eduardo Kac, «Télescope Intérieur». Une oeuvre conçue par Eduardo Kac et réalisée en collaboration avec l'astronaute français Thomas Pesquet dans l'espace à l'occasion de la mission «Proxima» de l'Agence spatiale européenne (ESA), lancée en novembre 2016, a donné naissance à cette exposition.
Réalisée à partir de matériaux déjà disponibles dans la station spatiale, l'oeuvre «Télescope Intérieur», donnant également le titre à l'exposition, est un instrument d'observation et de réflexion poétique, qui nous amène à repenser notre relation au monde et notre place dans l'univers.
Elle consiste en une forme qui n'a ni dessus ni dessous, ni avant ni arrière. Vue d'un certain angle, elle laisse apparaître le mot « MOI », évocation de l'Humanité, d'un soi collectif ; d'un autre point de vue on y voit une silhouette humaine au cordon ombilical coupé, symbole de l'émancipation de nos limites gravitationnelles.
Depuis les années 80, Eduardo Kac travaille à théoriser et produire des oeuvres d'art et de poésie qui remettent en cause les limites de la gravité. En 2007, il publie son manifeste «Poésie Spatiale». En 2017 le rêve de l'artiste est enfin réalisé ! Créer une oeuvre directement depuis l'espace, dans un état d'apesanteur à bord de la Station Spatiale Internationale.
Une sélection de dessins, broderies, photos, vidéos et livres d'artiste illustreront cette aventure à la Galerie Charlot jusqu'au 27 Juillet.
Ce projet visionnaire d'Eduardo Kac est rendu possible par l'Observatoire de l'Espace, le laboratoire arts-sciences du CNES (l'Agence spatiale française), avec le concours de l'ESA et le soutien de la fondation Daniel et Nina Carasso.









