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La Galerie Charlot accueille la présentation du projet architectural de Valero Gadan Architectes pour l'Institut Imagine — dédié aux maladies génétiques à l'Hôpital Necker — réalisé en collaboration avec les Ateliers Jean Nouvel et le graphiste de façades Hiroshi Maeda.
Fondée en 2007, la Fondation de coopération scientifique Imagine a choisi d'implanter au cœur du campus de l'Hôpital Necker-Enfants Malades un bâtiment singulier, consacré à la recherche et au soin des maladies génétiques. La présentation de ce projet à la Galerie Charlot constitue un événement rare : celui d'une galerie d'art contemporain ouvrant ses espaces à l'architecture comme pratique artistique et humaniste à part entière.
Valero Gadan Architectes, en collaboration avec les Ateliers Jean Nouvel pour certains aspects des façades et le graphiste Hiroshi Maeda pour les traitements graphiques extérieurs, a conçu un bâtiment qui cherche à s'inscrire en rupture douce avec l'environnement du quartier de la Gare Montparnasse. Loin des ruptures violentes du Mouvement Moderne, Imagine joue une partition plus complexe, mêlant la pierre à des dispositifs contemporains et des motifs graphiques issus directement de la recherche génétique. Le bâtiment est pensé pour accueillir à la fois des laboratoires de pointe et des espaces de soin, traduisant architecturalement la mission fondatrice de l'institut : réconcilier la rigueur scientifique et la dimension humaine du soin. Les façades de Hiroshi Maeda confèrent à l'ensemble une identité visuelle forte, au carrefour de la biologie moléculaire et de la création graphique contemporaine.
Avec Ateliers Jean Nouvel Architectes et Hiroshi Maeda (Graphisme façades)
Institut Imagine – Institut des maladies génétiques / Hopital Necker Enfants Malades APHP
« Créée en 2007, la Fondation de coopération scientifique Imagine décide de bâtir au sein du campus de l'Hôpital Necker-Enfants Malades un institut de recherche et de soin consacré aux maladies génétiques et à ceux qui en sont atteints. […] Loin des ruptures de l'architecture du Mouvement Moderne, dont le quartier de la Gare Montparnasse tout proche est le parangon, Imagine joue une partition plus complexe […] A la pierre dominante de ses voisins, [l'Institut] préfère le verre et le verre uniquement.
Sur les 1 750 fenêtres que comptent les façades, 1 100 sont sérigraphiées d'une gamme de blanc, entre laiteux et brouillard, opaque et diaphane. Sur ces fonds changeants se détache une image insolite, difficile à identifier. Les architectes souhaitaient trouver une figure symbole et emblème de l'activité du bâtiment : représentations de l'ADN, de ses hélices ou autres. Finalement, s'est imposé le profil follement grossi d'une protéine dressée à la verticale et répétée en différentes tailles. Multipliée en constellations, elle recouvre l'ensemble des façades d'Imagine, sauf celle du côté ouest, et en signe l'identité. Si chacun interprète le signe à sa guise, difficile de ne pas y voir, une fois prévenu, la silhouette à la monsieur Hulot d'un enfant et de ses parents qui espèrent en entrant ici en ressortir ensemble avec des raisons d'espérer. L'image s'impose en s'approchant des façades extérieures, quand, curieux de comprendre de quoi ces dessins anthropomorphiques sont faits, le visiteur vient voir et toucher ».










