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Laurent Bétremieux réinvestit le thème de la forêt avec une vision à la fois picturale et psychologique. Lieu de vie, de liberté et de métaphore de la psyché, la forêt peuplée de nymphes et de présences furtives devient chez lui une cartographie intime et universelle de l'âme humaine.

La forêt est l'un des archétypes les plus puissants de l'imaginaire humain. Lieu de tous les possibles et de toutes les peurs, espace à la fois refuge et labyrinthe, elle porte en elle la mémoire des contes, des mythes et des rêves collectifs. C'est dans cet espace symbolique dense que Laurent Bétremieux installe sa pratique picturale, conjuguant peinture et collage dans un geste à la fois intuitif et réfléchi.
Sa technique singulière — usant du collage comme un cinéaste userait de champs et de contre-champs — lui permet de construire des compositions à plusieurs niveaux de lecture. Les collages introduisent des ruptures dans le flux de la narration picturale, créant des espaces de suspension où l'imagination du spectateur peut librement s'engager. Dans ses forêts, apparaissent des présences éphémères : nymphes, muses, silhouettes indécises qui peuplent ce monde imaginaire à la lisière du rêve. Ces apparitions ne se voient jamais tout à fait — elles se devinent, surgissant dans les jeux de lumière et les espaces entre les arbres. Ses paysages nous semblent familiers sans être identifiables : des forêts archétypales qui réveillent en chaque spectateur une mémoire personnelle de la nature traversée, redoutée ou aimée.
Les peintures de Laurent Betremieux réinvestissent le thème de la forêt, sujet chargé de symbolisme, d'énergies créatrices et destructrices…lieu de vie, de liberté. Laurent Betremieux perçoit la forêt comme une métaphore de la psyché. L'âme et la conscience de chaque homme sillonnent la forêt au gré de jeux de lumières et d'apparitions furtives. Celui qui s'y aventure y trouve alors des présences éphémères, inattendues sous formes de nymphes, de muses peuplant ce monde imaginaire. Ces contrées nous semblent familières. Tel un cinéaste, se servant des collages comme de contre champs, Laurent Betremieux nous emmène dans sa toile où parfois les acteurs que nous sommes s'y fondent ou en surgissent. Dans ses peintures l'arbre domine comme le début de toutes choses dans son expression la plus vitale. Il nous montre la voie, nous ramènent à nos origines en nous y reliant.










